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Jean Michel Aulas

Jean Michel Aulas

 

 

AULAS JEAN MICHEL

 

 

Jean-Michel Aulas (parfois appelé « JMA ») naît en 1949 à L'Arbresle, aux portes du Beaujolais. Son père était professeur au collège André-Lassagne à L'Arbresle, et chroniqueur au Progrès, sa mère professeur au sein du même établissement scolaire. Étudiant en informatique (BTS au lycée La Martinière de Lyon) puis en gestion (licence d'économie), il est aussi joueur de handball niveau 2e division nationale et délégué du syndicat étudiant Unef en 1968, ce qui l'amène à prendre part aux événements de Mai 1968.

Le jeune Jean-Michel demande l'émancipation à ses parents pour co-créer, à 19 ans (la majorité est à 21 ans), le Cegi (Centre européen de gestion par l'informatique), qu'il revend deux ans plus tard à la Cegos, chez qui il est embauché.

En 1983, il démissionne pour fonder, avec Jean-Claude Sansoë, la CEGID (Compagnie européenne de gestion par l'informatique décentralisée), entreprise spécialisée dans les progiciels de gestion et de comptabilité. Ce qui n'était, au départ, qu'une petite société deviendra en moins de quatre années une entreprise de plus de 1.000 salariés cotée en Bourse (au Second marché de Lyon).

La deuxième passion de Jean-Michel Aulas, le football, vient plus tard, en 1987, un peu par hasard. JMA, invité régulier de l'émission « Ambitions » sur TF1 présentée par Bernard Tapie, participe un soir de 1987 à une fête organisée après la diffusion du programme. Un journaliste du Progrès est présent et demande à Bernard Tapie qui, selon lui, pourrait sortir l'Olympique lyonnais des bas fonds de la Division 2. La réponse est toute trouvée et fait la Une de la presse lyonnaise la semaine suivante : « Aulas président de l'OL ».

Jean-Michel Aulas accepte « pour rendre service ». Et le 15 juin 1987, le conseil d'administration de l'OL l'intronise président d'un club criblé de dettes, et qui a frôlé la relégation en division inférieure. À peine quinze ans plus tard, l'Olympique lyonnais entame sa série historique de titres de Champion de France de Ligue 1.

Entre-temps, Jean-Michel Aulas s'est attaché à assainir les finances du club, puis à favoriser son développement sportif en diversifiant ses sources de revenus. Sous son impulsion, l'Olympique lyonnais devient dans les années 2000 la référence du football français pour la qualité de sa gestion, qui l'ont fait passer d'un statut de PME à celui de holding coté en Bourse, et baptisé « OL Groupe ». Ses détracteurs lui reprochent une vision du « football-business » où la marque du club est accolée à des activités sans rapport avec le sport ; ses partisans louent un bilan particulièrement flatteur, que selon eux essaient de copier sans succès d'autres dirigeants du football français.

Le 16 mai 2007, Aulas est élu à la tête du G14, association qui regroupe 18 des clubs européens de football les plus influents, et controversée pour son opposition à l'UEFA. Dans son premier discours après son élection, il déclare vouloir élargir le G14 aux 40 plus grands clubs européens.

Suivent les années d'apprentissage et de structuration du club : pour Aulas, un club de foot est une entreprise comme les autres. Il transforme donc l'antique association olympique en une SAOS (Société anonyme à objet sportif), forme une holding (OL groupe) et créé plusieurs filiales exploitant la marque OL. Il parle ainsi de « business plan » et de « merchandising », chose nouvelle à l'époque.

En 1999, il fait entrer, contre 16 millions d'euros, Jérôme Seydoux (président de Pathé) dans le capital d'OL Groupe. En 2006, J.-M. Aulas obtient après un intense lobbying auprès de Jean-François Lamour, Ministre de la jeunesse et des sports, la levée de l'interdiction faite aux clubs sportifs d'entrer en bourse dans le but de réunir les fonds nécessaires à la construction d'un nouveau stade pour l'OL, d'une capacité de 60.000 places.

Ses talents de gestionnaire et de manager ont permis à JMA de mettre sur pied, en quelques années, une équipe respectée sur les plans national et continental, tout en conservant un bilan financier très sain, en conquérant six titres de champion de France consécutifs et en intensifiant la présence du club au sein des coupes européennes (une seule absence depuis 1991) dans le même temps.


Son père était professeur au collège André-Lassagne à L'Arbresle, et chroniqueur au quotidien Lyon Matin, chef de la rédaction de Villefranche-sur-Saône, sa mère professeur au sein du même établissement scolaire. Étudiant en informatique (BTS au lycée La Martinière de Lyon) puis en gestion (licence d'économie), il est aussi joueur de handball niveau 2e division nationale et délégué du syndicat étudiant UNEF en 1968, ce qui l'amène à prendre part aux événements de Mai 68.

Entreprenariat[modifier]

Le jeune Jean-Michel demande l'émancipation à ses parents pour cocréer, à 19 ans (la majorité est alors à 21 ans), le Cegi (Centre d'études et de gestion par l'informatique), qu'il revend deux ans plus tard à la Cegos.

Au sein de SLIGOS, il innove en créant et animant un réseau de prescripteurs de premier plan à l'époque : les cabinets d'experts comptables.

En 1983, il démissionne pour fonder, avec Jean-Claude Sansoe, la CEGID (Compagnie européenne de gestion par l'informatique décentralisée), entreprise spécialisée dans les progiciels de gestion et de comptabilité. Il met très rapidement sur le marché un catalogue de logiciels de gestion conforme au nouveau plan comptable. Il récupère tout aussi rapidement une bonne partie de son réseau d'experts comptables.

Ce qui n'était, au départ, qu'une petite société deviendra en moins de quatre années une entreprise de plus de 1 000 salariés cotée en Bourse (au second marché de Lyon)[réf. nécessaire]. En 2004, il acquiert CCMX, son principal concurrent.

Olympique lyonnais[modifier]

La deuxième passion de Jean-Michel Aulas, le football, vient plus tard, en 1987, un peu par hasard. Aulas, invité régulier de l'émission Ambitions sur TF1 présentée par Bernard Tapie, participe un soir de 1987 à une fête organisée après la diffusion du programme. Un journaliste du Progrès est présent et demande à Bernard Tapie qui, selon lui, pourrait sortir l'Olympique lyonnais des bas fonds de la Division 2. La réponse est toute trouvée et fait la Une de la presse lyonnaise la semaine suivante : « Aulas président de l'OL ».

Jean-Michel Aulas accepte « pour rendre service ». Le 15 juin 1987, le conseil d'administration de l'OL le nomme président d'un club criblé de dettes, et qui a frôlé la relégation en division inférieure. Une quinzaine d'années plus tard, l'Olympique lyonnais entame sa série historique de titres de champion de France de Ligue 1.

Entre-temps, Jean-Michel Aulas s'est attaché à assainir les finances du club, puis à favoriser son développement sportif en diversifiant ses sources de revenus. Sous son impulsion, l'Olympique lyonnais devient dans les années 2000 la référence du football français pour la qualité de sa gestion, qui l'ont fait passer d'un statut de PME à celui de holding coté en Bourse, et baptisé OL Groupe. Ses détracteurs lui reprochent une vision du « football-business » où la marque du club est accolée à des activités sans rapport avec le sport ; ses partisans louent un bilan particulièrement flatteur, que selon eux essaient de copier sans succès d'autres dirigeants du football français.

Le 16 mai 2007, Aulas est élu à la tête du G14, association qui regroupe 18 des clubs européens de football les plus influents, et controversée pour son opposition à l'UEFA. Dans son premier discours après son élection, il déclare vouloir élargir le G14 aux 40 plus grands clubs européens. Depuis, le G14 s'est dissout.

En octobre 2007, il est élu président d'une nouvelle association baptisée FAP (Football Avenir Professionnel), visant à défendre les intérêts de certains clubs de Ligue 1. L'association est vivement critiquée pour son caractère élitiste par les autres clubs de Ligue 1, qui n'en font pas partie.

Au mois d'avril 2009, Jean-Michel Aulas est élu « Personnalité du sport business de la décennie 1998-2008 », prix organisé à l'initiative des sociétés publicitaires, marketing et de médias dédiées aux acteurs du sport TNS Sport et de NZ consulting[1] afin de « récompenser une stratégie entrepreneuriale gagnante sur une décennie »[2]. En novembre 2009, il annonce qu'il restera président de Lyon jusqu'en 2020 ou plus[réf. nécessaire].

En septembre 2010, il est réélu parmi les onze membres du conseil d'administration de l'ECA. Aulas sera à la tête du groupe de travail sur le "Fair play financier", représentant de l'ECA dans les réunions sur le dialogue social auprès de l'Union Européenne et représentant auprès de la FIFA dans le forum des clubs pour les compétitions mondiales[3].

Le football selon Aulas[modifier]

Dès son arrivée à la tête de l'OL, M. Aulas présente un plan très ambitieux : amener Lyon en Coupe d'Europe en trois années. « C'était plus un concept marketing qu'un plan stratégique »[réf. souhaitée], reconnaît aujourd'hui Aulas. Mais après un mauvais départ, l'OL retrouve la division 1 et, comme annoncé, se qualifie deux ans plus tard, en 1991, pour la Coupe d'Europe.

Suivent les années d'apprentissage et de structuration du club : pour Aulas, un club de foot est une entreprise comme les autres. Il transforme donc l'antique association olympique en une SAOS (Société anonyme à objet sportif), forme une holding (OL Groupe) et crée plusieurs filiales exploitant la marque OL. Il parle ainsi de « business plan » et de « merchandising », chose nouvelle à l'époque.

En 1999, il fait entrer, contre 16 millions d'euros, Jérôme Seydoux (président de Pathé) dans le capital d'OL Groupe. En 2006, Jean-Michel Aulas obtient après un intense lobbying auprès de Jean-François Lamour, Ministre de la Jeunesse et des Sports mais aussi bien aidé par la Commission européenne[réf. souhaitée] qui l'avait demandé au gouvernement français en décembre 2005, la levée de l'interdiction faite aux clubs sportifs d'entrer en bourse dans le but de réunir les fonds nécessaires à la construction d'un nouveau stade pour l'OL, d'une capacité de 60 000 places.

Le projet du nouveau stade, qui se nomme temporairement OL Land, est très controversé. Il suscite de fortes oppositions de la part de certains conseils municipaux, associations et citoyens[4].

Ses talents de gestionnaire et de manager ont permis à JMA de mettre sur pied, en quelques années, une équipe compétitive, en conquérant sept titres de champion de France consécutifs et en intensifiant la présence du club au sein des coupes européennes (une seule absence entre 1991 et 2010) dans le même temps, même si le club peine à obtenir au niveau continental la même réussite que sur la scène nationale[5].

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