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 Les débuts du club

Le « Lyon olympique », club omnisports fondé en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon, se dota d'une section football en 1899. Premier club du Lyonnais qualifié en phases finales du championnat de France de football USFSA (1906), il affronta l'Olympique de Marseille en huitièmes de finale. Après un match nul 2-2, les Lyonnais ne se rendirent pas à Marseille pour rejouer la rencontre.

Éclipsé par le FC Lyon en 1908 et 1909, l'Olympique retrouva le championnat de France en 1910. Écartant Besançon (4-1), les Lyonnais s'inclinèrent 5-0 face au Stade Helvétique de Marseille, en quarts de finale.

Devenu le « Lyon olympique universitaire », le club fut encore présent en championnat de France USFSA en 1913 et se retrouva éliminé en huitièmes de finale (5-1) par Saint-Raphaël. Le « LOU » évoluait alors au stade des Iris en attendant la fin de la construction du Stade de Gerland, finalement achevé en 1920.

Le LOU rejoint les rangs professionnels en 1942 et enlèva, avec deux points d'avance sur Bordeaux, la poule sud du dernier championnat de la guerre. La finale nationale du championnat opposait Lyon à Rouen. Les Rouennais s'imposèrent 4-0. Malgré tout, ces bons résultats récoltés en temps de guerre permirent au LOU d'être promu en Division 1 à la reprise de la saison 1945-1946. Le club était présidé alors par Félix Louot, et fut malheureusement relégué en D2 à la fin de cette saison.

En mai 1950, des dissensions fortes entre les sections football et rugby du LOU provoquèrent une scission entre ces deux sections et vit le départ de la section de football, pros et amateurs, du club le 3 août 1950, sous l'impulsion du Docteur Trillat et de Groslevin, Vitalis, Marceau, Carrel, Daurensan et Maillet. Cette dernière opta alors pour un nouveau nom : l'«Olympique de Lyon et du Rhône». En réplique à cette guerre football-rugby, le LOU a été interdit de football pendant deux saisons par la Ligue du Lyonnais et après cette peine purgée, le LOU refonda une nouvelle section de football en son sein, créant à l'occasion un nouveau club, avec nouveau numéro d'affiliation à la FFF, qui existe aujourd'hui encore. Cette section du LOU 2ème du nom, ne peut en aucun cas prétendre récupérer l'histoire et les honneurs glanés par son prédécesseur.[réf. nécessaire]

« Lyon a été fondé en 1950, c'est donc un jeune club » est l'une des grandes citations classiques de l'historiographie du foot français interprétée par quelques pseudos-fanatiques de sport des villes rivales au club. Certains évoquent même un dépôt de bilan pour expliquer la fracture de 1950, mais aucun indice, ni de traces, n'est là pour confirmer cette hypothèse. On considérera que la fondation de "L'Olympique lyonnais" n'est autre que la continuité de la section de football du LOU.

 

 

Souvent placé, jamais gagnant

L'OL fit donc son entrée en D1 en 1951 pour redescendre aussitôt en D2 en 1952 après s'être classé à l'avant-dernière place. Promus en 1954, ils débutèrent alors par une longue présence en première division ponctuée par deux périodes fastes. Ils découvrirent l'Europe grâce à la Coupe des villes de foire en 1958 à San Siro avec une élimination (0-7 ; 1-1) face à l'Inter de Milan. Puis en 1960 (cette compétition se jouait alors sur 2 ans), ils sont battus (1-3 ; 2-1) par Cologne XI et enfin en 1961 éliminés (4-2 ; 2-5) par Sheffield Wednesday.

Après s'être classé entre la 8ème et la 16ème place du championnat pendant près de 10 ans, ils atteignirent la 5ème en 1963 et même la 4ème place en 1964. C'est surtout cette année-là qu'ils ont remporté leur premier trophée. En effet, après avoir échoué l'année précédente en finale face à l'AS Monaco auteur du doublé Coupe-Championnat, ils purent glaner la Coupe de France 1964 en battant en finale les Girondins de Bordeaux 2-0 après avoir éliminé le RC Lens en quarts et le Valenciennes FC en demi-finales.

Cette même année, finaliste de la précédente Coupe de France — et étant donné que le vainqueur, l'AS Monaco, participait à la Coupe d'Europe des clubs Champions —, l'OL fait ses grands débuts en Coupe des Coupes. L'arrivée du club rhodanien dans la compétition est fracassante : Après avoir éliminé Boldklubben 1913 (3-1 ; 3-1), ils éliminent l'Olympiakos (4-2 ; 1-2) puis réussissent l'exploit en quarts face à Hambourg qu'ils éliminèrent (1-1 ; 2-0). En demi-finale, ils sont tenus en échec à Gerland par le Sporting Club du Portugal 0-0 avant d'aller chercher un match nul 1-1 à Lisbonne. Mais, malheureusement pour les Lyonnais, la règle du but à l'extérieur ne sera mise en application que quelques années plus tard (pour l'anecdote, dans les archives de l'UEFA [3], il est indiqué que l'OL est qualifié en finale grâce au but marqué à l'extérieur). Ils doivent donc jouer un match d'appui à Madrid où ils sont défaits 0-1, laissant les Portugais aller en finale, qu'ils gagnèrent face au MTK Budapest. Cette première épopée européenne ne se reproduisit pas lors de l'édition suivante où ils furent éliminés dès le premier tour par le FC Porto (0-3 ; 0-1).

Sixièmes en 1965, ils retrouvèrent les années suivantes la monotonie du milieu de classement. Monotonie qui sera pourtant troublée en 1967 par une deuxième victoire en Coupe de France (3-1 face à Sochaux en finale). Cette victoire leur permit de retrouver la Coupe des Coupes dans laquelle ils éliminèrent Aris Bonnevoie (3-0 ; 2-1) puis Tottenham (1-0 ; 3-4) avant de tomber sur Hambourg en quarts de finale (0-2 ; 2-0 ; 0-2 en match d'appui).

Un nouveau cycle démarra durant les années 1970 où ils atteignirent à nouveau la 5ème place en 1972 et se placèrent pour la première fois de leur histoire sur le podium du championnat de France en 1974 et 1975, loin derrière l'ASSE, champion de France ces deux années-là. Ils remportèrent l'édition 1973 de la Coupe de France en battant en finale le FC Nantes 2 buts à 1, les empêchant du même coup de réaliser le doublé Coupe-Championnat qui leur était promis. Malgré ces coups d'éclat, jamais l'OL ne fut en mesure de se mêler à la lutte pour le titre même si le club commencait dès lors, à devenir un habitué de la Coupe des Coupes dont il atteignirent encore les huitièmes de finales en 1974.

À la fin des années 1970, le cycle s'achevait et l'équipe retrouva les dernières places du championnat avec notamment une 18ème place en 1980 qui lui fit frôler la relégation. Un barrage victorieux face à Avignon (0-2 ; 6-0) sauva, pour un temps, la situation, juste un an avant que l'ASSE ne remporte son 10ème titre de champion. Jamais, la célèbre phrase prononcée par le président des Verts dans les années 1970, Roger Rocher  :« En matière de football, Lyon a toujours été la banlieue de Saint-Étienne » n'a eu alors autant de sens qu'à cet instant. Finalement relégués à l'issue de la saison 1982-1983, les Lyonnais, qui détenaient alors le record de la plus longue période consécutive dans l'élite avec 29 saisons, commencèrent un long purgatoire de 6 ans.

 

 

Au sommet de la Ligue 1

En 1987, après quelques années passées en D2, Jean-Michel Aulas s'investit dans le club et en prit la direction. Il ambitionnait une « qualification européenne dans les 5 ans ». Bien qu'il surprit en débarquant presque d'entrée l'entraîneur Robert Nouzaret, l'un des symboles fort et populaire du club, la remontée en D1 est acquise dès 1989, grâce entre autres au coaching gagnant de Raymond Domenech, aujourd'hui sélectionneur de l'équipe de France.

La qualification européenne annoncée fut même atteinte après seulement deux saisons dans l'élite, le président Aulas réalisant alors le pari de l'« Europe en cinq ans » qu'il avait lancé à son arrivée. Mais le club frôla la relégation la saison suivante.

En 1995, l'OL revient sur le podium, finissant 2ème derrière des Nantais intouchables cette année-là, grâce à une génération de joueurs formés au club, dont le symbole fut l'excellent attaquant Florian Maurice. L'année suivante, le club prit goût à la Coupe d'Europe, éliminant notamment la Lazio de Rome.

Il retrouva les compétitions continentales en 1997, par la petite porte, celle de l'Intertoto.

L'équipe se renforçait après chaque saison et montait en puissance : 6ème en 1997-1998, puis 3ème en 1998/1999 et 1999/2000.

En 1999, l'apport de 15 millions d'euros du groupe Pathé qui devint actionnaire à hauteur de 34 % permit à Jean-Michel Aulas de faire entrer son club dans une nouvelle ère en s'offrant un attaquant de renom : Sonny Anderson. Le buteur brésilien en provenance du FC Barcelone deviendra l'un des joueurs les plus emblématiques de l'histoire de l'Olympique lyonnais. En 2000/2001 le club termine 2ème derrière le FC Nantes (comme 6 ans auparavant), mais remporte la Coupe de la Ligue face à l'AS Monaco.

En 2002, l'Olympique lyonnais obtint son premier titre de champion de France, remporté lors de la dernière journée. L'OL était second du championnat, deux points derrière le RC Lens, qu'il accueillit à Gerland dans une ambiance surchauffée et battit 3-1. S'ensuivit alors une série inédite de sept titres consécutifs de champion de France.

Désormais, l'Olympique lyonnais revendique donc une ampleur, tant sur le plan national que sur la scène européenne (même si jusqu'à aujourd'hui le club n'a jamais passé le cap des quarts de finale de la Ligue des Champions). Le club gonflant son budget saison par saison, vint s'installer dans le G14 (lobby des 18 clubs les plus importants d'Europe), avec son président comme figure de proue, devant les Laporta et consorts.

Entre le titre de 2002 et celui de 2007, l'effectif a été renouvelé à 80 % et la succession des quatre entraîneurs que sont Jacques Santini, Paul Le Guen, Gérard Houllier et Alain Perrin n'a pas remis en cause la stabilité garantie par le duo Bernard Lacombe / Jean-Michel Aulas qui explique en grande partie le succès actuel du club.

Dans le championnat 2006-2007, l'OL chute pourtant à Rennes, le 4 novembre, ce qui l'empêcha de glaner un nouveau record, à savoir gagner 10 matchs de suite dans le championnat de France, record codétenu par l'AS Saint-Etienne, les Girondins de Bordeaux et le Stade de Reims. Lyon bat le record de la meilleure entame de saison : 16 victoires, 2 nuls pour 1 défaite.

La deuxième moitié de saison est plus difficile. Le 6 mars 2007, l'OL se fait éliminer en 1/8 de finale de la Ligue des champions par l'AS Rome, ce qui constitue son plus mauvais résultat depuis 4 ans et le 31 mars, l'OL perd la finale de la Coupe de la ligue contre Bordeaux au terme d'un match haletant, à la dernière minute, d'une tête d'un Girondin sur corner. Le 21 avril, l'OL fut champion de France, 5 matchs avant la fin de la saison. Le club égalait son record du plus grand nombre de victoires à l'extérieur, mais avec toutefois - suite à une fin de saison en roue libre - un nombre total de points inférieur (-3) par rapport à son précédent record.

Le 17 mai 2008, l'OL est champion pour la 7ème fois consécutivement en battant Auxerre, mais seulement lors de la dernière journée, battant aussi le record du nombre de championnat gagné consécutivement en France (le précédent record étant détenus par St-Étienne, 4 championnats). Il remporte une semaine plus tard la Coupe de France en battant le PSG, et remporte ainsi le premier doublé de son histoire. Néanmoins, l'entraineur Alain Perrin, est débarqué en raison de mésentente récurrente avec certains joueurs et des membres du staff (notamment Joel Bats et Robert Duverne).

Depuis la fin de l'année 2006, Lyon a marqué le pas dans la hiérarchie européenne. Incapable de franchir les 8ème de finale de Ligue des Champions trois fois de suite, il semble avoir des difficultés à retrouver son souffle après avoir perdu des joueurs majeurs. Sur la scène domestique, depuis le début de l'année 2007, il éprouve de grosses difficultés à imposer son jeu comme il le faisait les deux trois années précédentes. La saison 2008 - 2009 sera celle de sa chute et de la perte de son titre. Pour la première fois depuis huit ans, il terminera une saison avec le seul trophée de champion de France de football féminin. Notons toutefois que le président Jean-michel Aulas décide malgré tout de maintenir sa confiance à son entraineur, Claude Puel.

 

 

Palmarès

 

National

  • Championnat de France de ligue 1:
    • Champion (7) - 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008
    • Vice-champion (2) - 1995, 2001
  • Trophée des Champions:
    • Vainqueur (7) - 1973, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007
    • Finaliste (2) - 1967, 2008
  • Championnat de France de ligue 2:
    • Champion (3) - 1951, 1954, 1989
  • Coupe de France:
    • Vainqueur (4) - 1964, 1967, 1973, 2008
    • Finaliste (3) - 1963, 1971, 1976
  • Coupe de la Ligue:
    • Vainqueur (1) - 2001
    • Finaliste (2) - 1996, 2007
  • Autres Championnats
    • Champion Zone Sud (1) - 1945[4]
    • Champion USFSA Lyonnais (4) - 1906, 1907, 1910, 1913[5]

 

International

  • Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes
    • Demi-finaliste (1) - 1964
  • Coupe Intertoto
    • Vainqueur (1) - 1997
  • Peace Cup
    • Vainqueur (1) - 2007
    • Finaliste (2) - 2003, 2005
  • Classement européen des clubs de football actuel : 9e (au 18 décembre 2008)

 

Distinctions et trophées divers

  • Distinctions France Football
    • Club de l'année (6) - 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007
    • Politique de recrutement de l'année (4) - 2003, 2004, 2005, 2006
    • Politique de jeunes de l'année (7) - 1975, 1976, 1978, 1989, 1994, 1995, 1997
  • Distinctions LFP
    • Lyon (Pro)
      • Meilleur buteur championnat de France (4) - 1969 (André Guy), 2000, 2001 (Sonny Anderson) et 2008 (Karim Benzema)
      • Classement de l'offensive (2) - 2007, 2008
      • Classement challenge du fair play (3) - 2002, 2003, 2005
    • Lyon (15 ans)
      • Challenge du fair play (1) - 2006
    • Lyon (13 ans)
      • Challenge de l'éthique (1) - 2007
      • Challenge du fair play (2) - 2001, 2007
      • Challenge de la sportivité (1) - 2005
  • Trophée UNFP
    • Trophée d'honneur UNFP (1) - 2006
    • Meilleur joueur (4) - 2005 (Michael Essien), 2006 (Juninho), 2007 (Florent Malouda), 2008 (Karim Benzema)
    • Meilleur gardien (5) - 2003, 2004, 2005, 2006 (Grégory Coupet), 2009 (Hugo Lloris)
    • Meilleur espoir (3) - 1995 (Florian Maurice), 2001 (Sidney Govou), 2008 (Hatem Ben Arfa)
    • Meilleur entraîneur (2) - 2005 (Paul Le Guen), 2007 (Gérard Houllier)
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