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Bernard Lacombe
Bernard Lacombe
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| 1969-1989 | ||||
| Conseiller spécial du président de l'Olympique lyonnais | ||||
| Bernard Lacombe | ||||
| 15 août 1952 (58 ans) à Lyon (France) |
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| avant-centre | ||||
| 1969-1978 | 230 (128) | |||
| 1978-1979 | 32 (14) | |||
| 1979-1989 | 265 (122) | |||
| 1980-1988 | 38 (12) | |||
| 1996-2000 | ||||
| * Compétitions officielles nationales et internationales. ** Matchs officiels. |
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Bernard Lacombe est un dirigeant de l'Olympique lyonnais et un ancien footballeur français né le 15 août 1952 à Lyon. Bernard Lacombe est l’attaquant français le plus prolifique de l’histoire du championnat de France, avec 255 buts inscrits entre 1970et 1987. Il n’est devancé que par l’avant-centre argentin Delio Onnis, qui a atteint la marque des 299 buts. De plus, Bernard Lacombe était considéré comme un attaquant complet, sachant jouer le rôle du passeur, comme attaquant en pivot ou même d'ailier. Triple champion de France avec les Girondins de Bordeaux dans les années 1980, il remporte également avec l'équipe de France le championnat d'Europe 1984.
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Carrière de joueur [modifier]
En club [modifier]
Bernard Lacombe débute sa carrière en 1969 dans le club de sa ville natale, l’Olympique lyonnais, dont il est supporter. Il partage alors le vestiaire avec son idole de l’époque[réf. nécessaire], Fleury Di Nallo, « le petit prince de Gerland ». Avec Serge Chiesa, ce duo de poche marque l’histoire du club en remportant en 1973 la troisième coupe de France de l'histoire du club. Lors de la finale face au FC Nantes, champion en titre, Bernard Lacombe se distingue en marquant le second but de l’OL, après avoir contrôlé le ballon de la main1. De nouveau finalistes en 1976, les Lyonnais ne connaissent pas la même réussite et s’inclinent devant l’Olympique de Marseille (2-0). L’idylle de Bernard Lacombe avec son club formateur prend fin de manière assez soudaine, lors de l’été 1978. L’Olympique Lyonnais, qui vient d'échapper de peu à la relégation, est à court de liquidités et doit se résoudre à se séparer de ses meilleurs éléments. Auteur de 24 réalisations lors du dernier championnat et devenu titulaire en équipe de France, Bernard Lacombe est transféré à l'AS Saint-Étienne, le grand club rival. Sa saison dans le Forez est notamment marquée par son retour au stade de Gerland avec les Verts. A son arrivée, Bernard Lacombe se trompe de vestiaire, se dirigeant vers celui réservé aux joueurs lyonnais. Malgré l’ovation du public lors de son entrée sur le terrain, le néo-stéphanois passe au travers de son match. Il reconnaît par la suite avoir « assisté à une très jolie rencontre. J’étais idéalement placé, beaucoup mieux que le public, puisque j’étais sur le terrain ! »2. Après un an au sein du club stéphanois, le joueur est recruté par les Girondins de Bordeaux. Si la première saison de Bernard Lacombe est un peu décevante, avec seulement onze buts (soit son plus faible rendement depuis la saison 1975 – 1976), la suite des événements donne raison aux dirigeants bordelais. Durant l’été 1980, Bernard Lacombe fait part au président bordelais de l’époque, Claude Bez, de l’estime qu’il porte à son ancien entraineur à Lyon, Aimé Jacquet[réf. nécessaire]. Fort de ces recommandations, Bez recrute le jeune coach lyonnais. L’arrivée d’Aimé Jacquet coïncide avec la meilleure période de la carrière de Bernard Lacombe : entre les saisons 1980 et 1985, l’attaquant marque entre 17 et 22 buts par saison de championnat et accompagne la montée en puissance de l'équipe, aux côtés notammment de Jean Tigana et d'Alain Giresse. Après avoir terminé à la seconde place lors de la saison 1982-1983, les Girondins de Bordeaux célèbrent leur deuxième titre de champion de France lors de l’exercice 1983-1984, le premier pour Bernard Lacombe. La saison suivante, les joueurs bordelais conservent leur titre, ce qui n’avait plus été réalisé depuis la domination stéphanoise du milieu des années 1970. Si les deux dernières saisons de Bernard Lacombe sont couronnées de succès collectifs, avec le gain de la coupe de France en 1986 et surtout le doublé Championnat-Coupe en 1987, les performances du joueur déclinent nettement. Retiré de l’équipe nationale, de moins en moins aligné en club par Aimé Jacquet, et ayant perdu sa remarquable efficacité, Bernard Lacombe décide de mettre fin à sa carrière de joueur professionnel à l’issue de la saison 1986-1987. La carrière internationale de Bernard Lacombe démarre le 8 septembre 1973, lors d’un match amical contre la Grèce au Parc des Princes. Titulaire, le joueur lyonnais participe à la construction du premier but français. La rencontre se solde par une victoire 3 buts à 1 des joueurs du nouveau sélectionneur Stefan Kovacs3 . Lors de sa deuxième cape, contre laTchécoslovaquie, Bernard Lacombe inscrit ses deux premiers buts en sélection4 . L’avant-centre devient un habitué des rassemblements de l’équipe de France, totalisant 38 sélections et 12 buts sous le maillot bleu. Il participe notamment à la coupe du monde 1978, qui marque le retour de la France après douze ans d’absence. Bernard Lacombe devient le buteur le plus rapide lors d’un match de coupe du monde, grâce à son but contre l’Italie après 38 secondes de jeu5. Ce but n'empêche pas l’Italie de remporter la rencontre (2-1), et la France d'être éliminée à l'issue de la phase de poules. La participation de Bernard Lacombe au bon parcours français lors du mondial 1982 est plus modeste. En effet il n’inscrit pas le moindre but au cours de la compétition, et se blesse même lors de la première rencontre du second tour, ce qui l’empêcha de participer à la mythique demi-finale de Séville contre la RFA. S’il ne marque pas non plus lors de l’Euro 1984, il tient un rôle important dans la conquête du titre par l’équipe de France. Bernard Lacombe est titulaire lors de la demi-finale et la finale, au cours de laquelle il provoque le coup-franc victorieux de Michel Platini (bien aidé par le gardien espagnol, Luis Arconada). Il annonce sa retraite internationale à l’issue de la compétition.
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Sa carrière de footballeur terminée, Bernard Lacombe comptait dans un premier temps s’installer dans la région bordelaise, avant qu’un coup de téléphone de Jean-Michel Aulas ne vienne modifier ses plans. Le nouveau président lyonnais, qui découvre le monde du football, souhaite en effet s’entourer d’anciens de la maison afin de reconstruire un club descendu en deuxième division. Bernard Lacombe est ainsi nommé directeur sportif de l’Olympique Lyonnais lors de la saison 1988-1989, Raymond Domenech devenant lui coach de l’équipe première. Cet attelage allait remplir son premier objectif, à savoir la montée immédiate en première division. Au fil des années, le rôle de Bernard Lacombe a largement évolué au sein de l’organigramme lyonnais. Bien que n’ayant aucune expérience du coaching, Jean-Michel Aulas n’hésitait pas à le nommer entraineur après la 14ème journée de la saison 1996-1997. Après une défaite contre l’AJ Auxerre sur le score de 7 buts à 0, le président lyonnais décidait en effet de remercier le coach en place, Guy Stéphan, pour le remplacer par l’ancien buteur du club6. Sous sa direction, l’Olympique Lyonnais termine la saison 1996-1997 à la huitième place, qualificative pour la coupe intertoto. Les résultats ne cesseront ensuite de s’améliorer, avec l’obtention de la sixième place en 1998, puis de la troisième place en 1999 et 2000. Finalement, lassé de la pression inhérente au poste d’entraineur, Bernard Lacombe préfère reprendre son rôle de directeur sportif à l’issue de la saison 1999-2000, et se voit remplacé par Jacques Santini. Aujourd’hui considéré comme le véritable bras droit de Jean-Michel Aulas, son poste étant rebaptisé « conseiller du président », Bernard Lacombe est notamment en charge du recrutement du club rhodanien. Bénéficiant du travail de prospection de l’ancien défenseur brésilien Marcelo, il est à l’origine de la venue de joueurs de haut niveau entre Rhône et Saône, tels que Juninho Pernambucano, Edmilson, Michael Essien ou Mahamadou Diarra. Son influence au sein du club, ainsi que la confiance que lui témoigne Jean-Michel Aulas font de Bernard Lacombe un élément majeur de la réussite olympienne dans les années 2000. Toutefois, l’instabilité du poste d’entraineur lui est souvent imputée, les différents techniciens lui reprochant une trop grande ingérence dans leurs prérogatives. Ses désaccords avecGérard Houllier ont notamment poussé Jean-Michel Aulas à intervenir devant la presse, clamant que ceux-ci s’entendaient comme « larrons en foire »7 . Le départ de Gérard Houllier fut cependant annoncé quelques mois plus tard. Bernard Lacombe jouit d’une important côte de popularité dans la capitale des gones, comme l’atteste sa présence sur la fresque des lyonnais, au côté de Bernard Pivot, l’Abbé Pierre,Frédéric Dard et Paul Bocuse. Ses commentaires pour la chaine officielle du club, OL TV, ont notamment fait le bonheur des supporters lyonnais, du fait de leur mauvaise foi affichée. De même, Bernard Lacombe n’a pas hésité à reprocher au journaliste Pierre Ménès ses attaques contre certains joueurs du club lyonnais. Lors d’une interview sur OL TV, il a d’ailleurs incité Ménès à ne pas se rendre au Stade de Gerland, sous peine que sa venue se passe « très mal »8.
Palmarès [modifier]
CS Fontaines : 1960-1969
Olympique lyonnais : 1969-1978
AS Saint-Étienne : 1978-1979
Girondins de Bordeaux : 1979-1987
Statistiques saison par saison [modifier]
| 1969 - 1970 | Olympique lyonnais | 5 matchs / 1 but | - | - |
| 1970 - 1971 | Olympique lyonnais | 3 matchs | - | - |
| 1971 - 1972 | Olympique lyonnais | 36 matchs / 19 buts | - | - |
| 1972 - 1973 | Olympique lyonnais | 35 matchs / 23 buts | - | - |
| 1973 - 1974 | Olympique lyonnais | 31 matchs / 13 buts | 4 matchs / 1 but (C2) | 3 match / 2 buts |
| 1974 - 1975 | Olympique lyonnais | 27 matchs / 17 buts | 4 matchs / 4 buts (C3) | 1 match |
| 1975 - 1976 | Olympique lyonnais | 16 matchs / 5 buts | - | |
| 1976 - 1977 | Olympique lyonnais | 36 matchs / 21 buts | - | 6 matchs / 1 but |
| 1977 - 1978 | Olympique lyonnais | 33 matchs / 24 buts | - | 6 matchs / 1 but |
| 1978 - 1979 | AS Saint-Étienne | 32 matchs / 14 buts | - | 2 matchs / 3 buts |
| 1979 - 1980 | Girondins de Bordeaux | 33 matchs / 11 buts | - | 4 matchs / 1 but |
| 1980 - 1981 | Girondins de Bordeaux | 34 matchs / 18 buts | - | 3 matchs / 1 but |
| 1981 - 1982 | Girondins de Bordeaux | 33 matchs / 17 buts | 3 matchs / 1 but (C3) | 7 matchs / 2 buts |
| 1982 - 1983 | Girondins de Bordeaux | 33 matchs / 20 buts | 6 matchs (C3) | |
| 1983 - 1984 | Girondins de Bordeaux | 35 matchs / 18 buts | 2 matchs (C3) | 6 matchs / 1 but |
| 1984 - 1985 | Girondins de Bordeaux | 36 matchs / 22 buts | 8 matchs / 3 buts (C1) | - |
| 1985 - 1986 | Girondins de Bordeaux | 23 matchs / 7 buts | 1 match (C1) | - |
| 1986 - 1987 | Girondins de Bordeaux | 16 matchs / 5 buts | 2 matchs (C2) | - |
Carrière de manager [modifier]
| Saison | Club | Poste | Division |
| 1988 - 1996 | Olympique lyonnais |
Directeur sportif | Ligue 1 |
| 1996 - 2000 | Olympique lyonnais |
Entraîneur de l'équipe 1ère | Ligue 1 |
| 2000 - 2010 | Olympique lyonnais |
Conseiller Sportif spécial du président du club & Manager Général ![]() ![]() ![]() |

